Le jeu ciné FRCD - 20e édition
Semaine 11
Semaine 1
Semaine 2
Semaine 3
Semaine 4
Semaine 5
Semaine 6
Semaine 7
Semaine 8
Semaine 9
Semaine 10
Semaine 11
Semaine 12
Classement général
Règlement
F.A.Q.
On remet le couvert

La semaine est maintenant close, place aux réponses et au classement...
Question 1 : Quel film ?
Réponse : La bombe (The war game), Peter Watkins, 1965.
Proposé par Xtof
« La bombe » de Peter Watkins - préservé à l’état de trace anxiogène dans ma mémoire - n’est pas un film que l’on regarde bovinement en mâchant du pop-corn. Bien loin de « Gladiateur », ce docu-fiction réalisé en pleine guerre froide imagine les répercussions d’une attaque atomique sur l’Angleterre en se basant sur les bombardements de Dresde et de Hiroshima. Ce qui est abstrait - la menace atomique - devient épouvantablement concret avec ces reconstitutions de paniques et d’émeutes entrecoupées d’interviews (best-of toujours vivace, cette remarque d’un scientifique : "techniquement nous sommes à l’âge atomique, mais émotionnellement nous sommes encore à l’âge de pierre"). Le film, franchement glaçant, fut déprogrammé par la BBC qui l’avait commandé de peur de déclencher une vague de terreur en Angleterre. Ça n’empêcha pas Watkins de gagner l’oscar - mérité - du meilleur documentaire. À éviter toutefois les jours de petite forme.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 2 : Quel film ?
Réponse : La maison aux fenêtres qui rient (La casa dalle finestre che ridono), Pupi Avati, 1976.
Proposé par Fred Loukass
Pupi Avati, avant de réaliser des films dramatiques et assez classiques, a commencé en écrivant et réalisant une poignée de comédies et de films d'horreur ! Bizarre, malsain, « La maison... » est son film d'horreur le plus connu ! Le film un rien longuet est, par moments, terrifiant et la chute vraiment, mais vraiment inattendue ! :-)
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 3 : Quel film ?
Réponse : Silence et cri (Csend és kiáltás), Miklós Jancsó, 1967.
Proposé par Mister Zob
« Silence et cri » fut mon 1er Jancsó et, forcément, ça laisse des traces... La mise en scène, à la fois riche et dépouillée, est absolument incroyable : tout s’articule autour des libertés et de leur absence. On est forcément dérouté, au départ, avant d’être aspiré par ce fascinant climat de peur.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 4 : Quel film ?
Réponse : Les poupées du diable (The devil-doll), Tod Browning, 1936.
Proposé par Xtof
Des films parlants de Tod Browning, « Les poupées du diable » est peut-être le plus marquant – avec, bien sûr, « Freaks ». Bon, ceci dit, je l’ai vu, là encore, il y a bien longtemps. Qu’en reste-t-il dans mon petit crâne ? Les effets spéciaux d’une grand beauté - quand les poupées s’animent pour faire du mal aux méchants – le faciès onctueux et la voix flûtée de John Barrymore travesti et de façon plus générale une atmosphère de cruauté et de vengeance qui n’a pu que plaire à votre modeste serviteur (la prochaine fois que je dois me venger, je me déguiserai en vieille buraliste, ça a l’air imparable).
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 5 : Quel film ?
Réponse : Je suis vivant! (Malastrana), Aldo Lado, 1971.
Proposé par Mister Zob
Voilà un giallo reposant sur un intéressant postulat fantastique. Le résultat est une atmosphère étrange et une enquête atypique basée sur un suspense plutôt malin. En plus, le casting est savoureux (Jean Sorel, Barbara Bach, Mario Adorf, Ingrid Thulin) et c’est monsieur Morricone lui-même qui est à la partition. Que demande le peuple ?
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 6 : Quel film ?
Réponse : 2001, l'odyssée de l'espace (2001: A space odyssey), Stanley Kubrick, 1968.
Proposé par Fred Loukass
Depuis la session Rolandeau, « 2001 » n'avait plus eu les honneurs du jeu FRCD ! Le Grand Fred Loukass avec son masque, sa cape et son fouet (oui... surtout le fouet) répare encore une injustice en se posant un sacré problème : comment faire figurer une image du film sans que tout le monde s'écrie en chœur "c'est « 2001 » !!!!!" ? Ça m'a donné beaucoup de mal mais je suis assez content de moi !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 7 : Quel film ?
Réponse : The mission (Cheong feng), Johnny To, 1999.
Proposé par Mister Zob
Le Grand Fred Loukass voulait que je mette l’incroyable musique du générique pour la question. Trop facile ! Du coup vous avez eu droit à cet extrait de ma séquence préférée : celle du centre commercial. Quel film étonnant et remarquable ! Rarement on a atteint un équilibre aussi parfait entre action et humour, tension et moments de détente... travail et jeu, pour les personnages. Une gestion de l’espace exemplaire, un sens de l’ellipse impeccable, un rythme admirablement dosé et une complicité étonnante entre ses interprètes font de « The mission » un des divertissements les plus réussis et les plus réjouissants de ces dernières années. Le plus incroyable, c’est le nombre impressionnant de séquences (oserais-je dire "anthologiques" ?) qui restent gravées dans la mémoire du spectateur ! Une vraie perle.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 8 : Quel film ?
Réponse : La corde raide (Tightrope), Richard Tuggle, 1984.
Proposé par Mister Zob
Enfin un Eastwood ! Comment ça, c’est pas un vrai Eastwood ? Bien sûr que si ! Car c’est bien le grand Clint qui a assuré la majeure partie de la mise en scène. Pourtant, Tuggle restera toujours le seul crédité... à cause de "l’amendement Eastwood" (!) qui a fait suite à son renvoi de Philip Kaufman sur « Josey Wales ». Reste un thriller très glauque et relativement ambigu. C’est aussi un des rares films du genre à poser un regard aussi adulte et sans fausse pudeur sur le Sexe.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 9 : Quel film ?
Réponse : Nico icon, Susanne Ofteringer, 1995.
Proposé par Xtof
Portrait éclaté d’une femme hors du commun - la chanteuse/actrice/égérie/junkie Christa Päffgen dite Nico – « Nico icon » est à l’image de son titre et de son sujet - magnifique. Susanne Ofteringer suit le parcours chaotique de la "femme fatale" en interviewant ses proches, ses anciens amants, les parents d’Alain Delon qui ont adopté le fils non-reconnu qu’elle a eu de lui, Ari Boulogne (l’indice 1 était une prime aux physionomistes). Tous plus ou moins se sont livrés à l’exercice - à l’exception de l’acteur sus-cité et du peu commode Lou Reed. Le résultat oscille entre l’irrévérence (l’ancien musicien qui rapporte ses frasques à la douane), la fascination (95 % des intervenants au bas mot) et une sorte de tendresse douloureuse qui culmine dans la scène où sa tante - aimable bourgeoise à collier de perles - écoute « I’ll be your mirror » en battant la mesure et se trémoussant sur sa chaise, complètement bouleversée, avant de lancer à la fin du morceau comme un médium surpris par son pouvoir : " je sens cette musique, c’était elle !". Franchement recommandé.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 10 : Quel film ?
Réponse : Trauma (Burnt offerings), Dan Curtis, 1976.
Proposé par Fred Loukass
Une très sympa série B, véritable réussite du genre qui était passé il y a bien longtemps sur M6 en tant que téléfilm ! Des téléfilms comme ça, j'en veux bien tous les mercredis soirs sur M6, moi ! Une excellente critique du film sur Devildead.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 11 : Quel film ?
Réponse : Jackie Brown, Quentin Tarantino, 1997.
Proposé par Fred Loukass
Les films de Quentin Tarantino, à part « Reservoir dogs » proposé maintes et maintes fois, n'ont pas eu les honneurs du jeu ! Moins agité que « Kill Bill » et « Pulp fiction », « Jackie Brown » est un formidable portrait de femme qui marquait le grand retour des has-been Pam Grier et Robert Forster (euh... et Michael Keaton ?) ! Bridget Fonda et Robert de Niro forment un couple de blaireaux inoubliable !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 12 : Quel film ?
Réponse : The vampire lovers, Roy Ward Baker, 1970.
Proposé par Fred Loukass
Ça faisait un petit bout de temps qu'on n'avait pas proposé de films de vampires lesbiens ! Zob étant à sec, j'ai pris le relais et ai choisi de proposer cette petite merveille fort agréable et joliment réalisée ! Ingrid Pitt, dont la poitrine fait craquer Zob, n'arrive cependant pas à la cheville d'une Barbara Shelley !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 13 : Quel film ?
Réponse : Gerry, Gus Van Sant, 2002.
Proposé par Xtof
Par quel bout prendre « Gerry » ? Expérimentation fomentée en réaction au dégoulinant « Finding Forrester », le pire film de Gus Van Sant ? Pétage de plomb auteuriste déguisé en faux film de survie ? Film sur le double – un « Mulholland Drive » linéaire à garçon et sans sexe, encore plus beau et fort que le Lynch ? Transcendant ou pas, le « Gerry » ? Métaphysique facile - marchons pour se perdre ou se trouver - ou immanence couillue - pas d’étoiles pour se guider, la seule disponible, rouge, perd son éclat sur le tee-shirt de Casey Affleck ? Histoire d’amitié, d’amour, de vengeance ou rien de tout ça ? Portrait de l’Amérique qui marche droit au milieu de nulle part ? Deux blaireaux sans « Stalker » rejouant « Le sacrifice » ? Film pour les pseudo-snobs décadents taillés sur mon moule ou pour les petites fleurs romantiques à la Fred Loukass (qui frémit encore de la fin des deux Gerry) ? Film profond comme les abysses ou private joke vraiment très privée – "Gerry" chipé au vocabulaire des Damon/Affleck, la bande-son de Lara Croft mixée en sourdine sur la scène du Lac Salé ? Prise de tête ou serrement de cœur ? Bête ou fatal ? à voir par vous-même ; pour moi, c’est déjà vu, « Gerry », c’est mon zénith à moi.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 14 : Quel film ?
Réponse : Death bed: The bed that eats, George Barry, 1977.
Proposé par Mister Zob
C’était l’OVNI de la semaine et probablement une des questions les plus difficiles de la session. Un film incroyable dont le scénario se résume pratiquement à son titre : un lit qui mange ! Tous les amateurs d’horreur devraient voir ce petit bijou à l’ambiance démoniaque et cruelle, et qui fascine par son inventivité et sa… simplicité !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 15 : Quel film ?
Réponse : Le faux coupable (The wrong man), Alfred Hitchcock, 1956.
Proposé par Xtof
Je n’ai pas vérifié sur le classique Hitchcock/Truffaut mais j’ai le souvenir que Hitchcock himself avait qualifié « Le faux coupable » d’échec - ce qui est loin d’être fondé quand on revoit le film. Bon, ceci dit, ne l’ayant pas revu, je me base sur ma première impression extrêmement bonne. Cette histoire de musicien injustement accusé d’un hold-up peut sembler de prime abord un tue-l’amour comparé à « La mort aux trousses » ou à « Fenêtre sur cour ». Si « Le faux coupable » n’est effectivement pas le Hitchcock le plus jouissif, c’est pourtant là qu’est tapi le plus beau plan de toute sa carrière – remarque subjective, of course – l’incroyable fondu entre les deux visages du coupable et de l’innocent – notre croquignolet indice 1 qui aura aidé, il va sans dire, les hommes et femmes de goût.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :


Scores
1La Ligue des Gentlemen au clair de lune30
2Les Idiots fondue ski26
3Buñuel se escribe con Ñ23
4Ga Bu Zo Meu19
5Mi nombre es Legión16
6Les Valseuses13
7Akatowek11
8Hache et Fer10
9ÉLiasz_9
9Loose Team9
11Domicile Conjugal8
12Vincent Lefèvre6
13Carlito Brigante5
14Pétunia la reine du cinéma et ses lapins nains4
15Filipe0

Pour voir le détail des scores, cliquez ici.
Le jeu ciné FRCD - 20e édition
aide