Le jeu ciné FRCD - 20e édition
Semaine 4
Semaine 1
Semaine 2
Semaine 3
Semaine 4
Semaine 5
Semaine 6
Semaine 7
Semaine 8
Semaine 9
Semaine 10
Semaine 11
Semaine 12
Classement général
Règlement
F.A.Q.
Elle est raide celle-là !

La semaine est maintenant close, place aux réponses et au classement...
Question 1 : Quel film ?
Réponse : West side story, Robert Wise & Jerome Robbins, 1961.
Proposé par Fred Loukass
Incroyable mais vrai, « West side story » n'a jamais eu les honneurs du jeu FRCD ! Scandaleux non ? Le choix de l'image a été bien difficile et après une quarantaine de captures, je me suis arrêté sur le fondu enchaîné flou qui débute l'inoubliable scène du bal !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 2 : Quel film ?
Réponse : La fille de Ryan (Ryan's daughter), David Lean, 1970.
Proposé par Xtof
Encore du désir et de la transgression, serais-je monomaniaque ? Sombre histoire de résistance à l’occupant dans un petit village irlandais alliée à un drame de l’adultère et des hormones déchaînées dans la culotte, « La fille de Ryan » est une curieuse chose qui a contre elle d’avoir été photocopiée par l’ignominieux danois dans « Breaking the waves » (qu’on peut traduire par "casser les c******s"). Malgré cette hideuse descendance, le film ne s’oublie pas – d’abord parce qu’il est abyssalement supérieur à l’avatar mentionné plus haut et ensuite parce qu’un œil plus aiguisé y verra le chaînon manquant entre Michael Powell (que l’on chérit) et Brian de Palma (qui n’est pas mal non plus) pour son traitement non-conventionnel des dérapages féminins. J’ajoute que le film est d’une splendeur graphique peu commune et que Robert Mitchum a rarement été mieux utilisé dans un contre-emploi (qui se souvient du « Lame de fond » de Minnelli ?)
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 3 : Quel film ?
Réponse : Inspecteur Lavardin, Claude Chabrol, 1986.
Proposé par Xtof
Les Chabrol se divisent en plusieurs catégories qui se recoupent parfois ; il y a les démodés, les indémodables, les outranciers, les épurés, les navets, les chefs-d’œuvre, les méconnus, les trop-connus, les bouche-trous, les longuement mûris. « Inspecteur Lavardin » a un statut un peu à part. L’occasion faisant le larron, c’est le succès du moins goûtu « Poulet au vinaigre » qui donna l’idée à Chacha et Karmitz-les-bons-tuyaux de remettre le couvert. On peut dire que les deux compères n’ont pas joué l’effet de surprise : l’intrigue est un digest des thèmes chabroliens les plus éculés – incluant un délicieux écrivain catholique confit dans le stupre. Une fois de plus, Chabrol fait mine de pourfendre les ignominies provinciales en déléguant le nettoyage des écuries d’Augias à son Lavardin anarcho-poujadiste - je passe comme un zéphyr sur la thématique rebattue des apparences qui "s’épanouira" dans le faiblard « Masques ». Ces réserves faites, il est difficile de trouver un Chabrol aussi vache et aussi jouissif à l’image du dialogue que j’ai isolé selon mon goût toujours sûr.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 4 : Quel film ?
Réponse : La nuit des morts-vivants (Night of the living dead), Tom Savini, 1990.
Proposé par Mister Zob
La trilogie de Romero fait partie de mes films de chevet et je considère quasiment ce remake de Tom Savini comme l’un d’eux. Faut dire que c’est pas un remake mercantile à la con ! Le grand George a lui-même revisité le scénario de son chef d’œuvre original et supervisé l’ensemble. Et le résultat vaut le détour ! Si Savini n’est pas aussi efficace que Romero pour ce qui est de la mise en scène et du montage, l’apport de la couleur et la qualité des maquillages font que le film garde un réel impact visuel. Mais l’intérêt principal de ce remake, c’est tout ce qui a été modifié, ou plutôt tout ce qui a évolué, par rapport à l’original : principalement le rôle de Barbara (Patricia Tallman) et la fin du film.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 5 : Quel film ?
Réponse : Este tempo (Tempos difíceis), João Botelho, 1988.
Proposé par Xtof
Le cinéma portugais est-il un cinéma de petit marquis ? D’un côté, le dandy décadent Monteiro dont les transgressions ne choquent plus que les sous-préfectures catholiques de Bretagne, de l’autre l’antédiluvien Oliveira dont les films-fossiles datent d’avant le cinéma - pour paraphraser la fameuse saillie de Cocteau sur les ascenseurs. Un peu bof, tout çà, non ? Restent les outsiders, Pedro Costa, très straubien - pour le meilleur et surtout pour le pire – et Joao Botelho dont le « Este tempo », adaptation sans âge du roman de Dickens du même nom (traducteurs, traduisez !), nous avait ravi il y a près de vingt printemps. Surnagent de l’oubli le regard-caméra final et dur de l’anglaise de l’indice 1 (à votre avis, la blonde ou la brune ?) et une scène légèrement gluante avec un escargot en voyage sur la jambe d’une jeune vierge. Pas mal du tout.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 6 : Quel film ?
Réponse : Blow out, Brian de Palma, 1981.
Proposé par Fred Loukass
Aaaaaaaaaaahhhhhhhhh enfin un De Palma ;-) Et un qui n'avait pas été proposé depuis longtemps (si ce n'est jamais) ! Ce n'est pas celui que je préfère mais certaines scènes et la mise en scène sont époustouflantes ! Travellings hallucinants, suspense insoutenable quand John Lithgow sort son arme (indice 1) et finale tragique déchirant au possible (accentué par la sublime musique de Donaggio, à son apogée) !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 7 : Quel film ?
Réponse : Le manuscrit trouvé à Saragosse (Rekopis znaleziony w Saragossie), Wojciech Has, 1965.
Proposé par Mister Zob
Un film incroyable et magnifique, admiré par Luis Buñuel lui-même ;-) ! Impossible à raconter, cette œuvre est un véritable tour de magie sur le plan de la structure narrative et de la mise en scène : des multiples récits s’imbriquent les uns dans les autres sans que l’on ne s’y perde jamais. Tour à tour drôle ou inquiétant, le film séduit, divertit, intrigue, déconcerte, fascine, ... mais reste finalement passionnant de bout en bout (3 heures quand même !).
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 8 : Quel film ?
Réponse : Evil dead 2, Sam Raimi, 1987.
Proposé par Fred Loukass
Un bien bon film que cette suite d'un classique du cinéma d'horreur, parfois plus inspiré et nettement plus drôle que le précédent. Ne peut-on d'ailleurs pas parler d’ « Evil Dead 2 » comme de LA comédie d'horreur des années 80 ?
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 9 : Quel film ?
Réponse : Exploding plastic inevitable, Ronald Nameth, 1966.
Proposé par Xtof
Inévitable pour tout fan du Velvet Undeground digne de ce nom, l’ « Exploding plastic inevitable » de Ronald Nameth est moins un document sur le groupe et/ou son protecteur d’alors, Andy Warhol, qu’une orgie visuelle et sonore follement rock’n’roll. Projections sur les murs, atmosphère sado-maso chic, drogues dilatant les pupilles, groupe jouant à pleins tubes – mais la bande-son, timide, préfère reprendre les versions du premier album à la banane – tout le décorum de la Factory s’exporte dans ce show ambulant qui stigmatisa un peu plus la décadence warholienne aux yeux d’une Amérique puritaine évidemment horrifiée par ces excès de pure forme. Avec le temps, l’ « EPI » se voit avant tout comme un génial coup-marketing immortalisé par le montage halluciné de Nameth qui en fait ressortir la figure-phare - Gerard Malanga et sa danse du fouet qui clôt la cérémonie en hurlant comme l’institutrice du « Cuirassé Potemkine ».
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 10 : Quel film ?
Réponse : Turkish délices (Turks fruit), Paul Verhoeven, 1973.
Proposé par Fred Loukass
« Turkish delices », c'est une histoire d'amour à la sauce Verhoeven avec scènes bien glauques ou bien crades (spoiler : le héros vomit au visage de sa belle-mère par exemple) ! Et puis y a Rutger Hauer (et ses conquêtes) à poil pendant une bonne partie du film (d’ailleurs il s'appelle Erik et non Eric comme l'annonce l'IMDb, rrhhhhhhhaaaaa le piège !!!! :-)) Bref un film culte pour Zob et moi FORCÉMENT !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 11 : Quel film ?
Réponse : La légende de Zu (Shu shan zheng zhuan), Tsui Hark, 2001.
Proposé par Mister Zob
OK, cette question était un peu vache pour les joueurs peu portés sur l’Asie. Il reste que cette suite de « Zu, les guerriers de la montagne magique », du même Tsui Hark, est un vrai régal pour ceux qui aiment en avoir plein les mirettes ! Progrès oblige, les effets spéciaux sont bien plus réussis que ceux de l’original (dont le final avait l’air de se dérouler dans une boîte de nuit "disco"...). Le délire visuel est total. On ne peut que se réjouir de voir des films formellement aussi audacieux, aussi inventifs, aussi fous.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 12 : Quel film ?
Réponse : La poursuite impitoyable (The chase), Arthur Penn, 1966.
Proposé par Mister Zob
On n’en voit malheureusement plus trop, des films comme ça : un casting sans faille, une mise en scène carrée et sans fioritures, et une histoire béton. Un de mes Arthur Penn préférés... qui aurait d’ailleurs dû tourner plus de films en CinemaScope, car il l’utilise vraiment à merveille.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 13 : Quel film ?
Réponse : Deep end, Jerzy Skolimowski, 1970.
Proposé par Xtof
Anglais d’adoption, Skolimowski a réalisé ses plus beaux films dans la perfide Albion, que ce soit « The shout » ou ce mètre-étalon des films sur l’adolescence qu’est « Deep end ». Un blondinet plus tard casté par Visconti inaugure son premier emploi de garçon de bains en tombant amoureux d’une rousse collègue – accessoirement ex-fiancée de Paul McCartney à la ville. Dans le swinging London, les jupes sont courtes mais les idées sont longues et le simple "crush" deviendra une obsession amoureuse qui colorera la piscine (où je n’ai pas perdu mon ptit pull marine). « Deep end » étrangement s’extirpe des signes de l’époque pourtant marqués pour atteindre le vertige du chaos intérieur - ce point de fusion entre la réalité et les fantasmes que Skolimowski guette toujours chez l’adolescent, la figure-phare de son cinéma. Je me répète un peu mais tant pis – indémodable !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 14 : Quel film ?
Réponse : Le solitaire (Thief), Michael Mann, 1981.
Proposé par Mister Zob
Mon Michael Mann préféré, avec « Manhunter ». James Caan, magnifique, campe un personnage fascinant qui donne à ce néo-noir une profondeur inouïe. Déjà (c'est son 1er long métrage pour le cinéma) Mann s'attarde, tel un nouveau Peckinpah, sur les problèmes familiaux de son héros, qui sont même le cœur de l'histoire. Et déjà la mise en images est particulièrement esthétique et rigoureuse... Enfin, la musique de Tangerine Dream n'est pas pour me déplaire. Du tout bon, donc.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 15 : Quel film ?
Réponse : Superman II, Richard Lester, 1980.
Proposé par Fred Loukass
Qui dit mois d'août, dit blockbuster américain ! Qui dit blockbuster américain, dit super-héros en collants ! Alors on ne pouvait passer ce mois d'août sans évoquer le plus balèze des super-héros, Superman et de préférence dans son meilleur film, le 2 donc ! Plus distrayant que le premier, plus drôle et Terence Stamp fait un numéro du tonnerre, entouré de ses deux gorilles !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 16 : Quel film ?
Réponse : Film, Alan Schneider, 1965.
Proposé par Xtof
Dissipons les doutes – l’indice 1 était, of course, une analogie : un film qui s’appelle « Film », un CD de Public Image qui a pour titre « Compact disc ». Je rassure les plus fragiles d’entre vous, Johnny Rotten n’a jamais tourné avec Buster Keaton dont le rôle dans ce Film est l’un des derniers mais pas des moindres. Ce « Film », donc, est une œuvre à part entière de Samuel Beckett qui en écrivit le scénario et supervisa le tournage pour lequel il se rendit spécialement à New York, visiblement impatient de rencontrer Keaton. Un homme dont le visage se dérobe à la caméra terrifie par son seul aspect deux passants avant de se réfugier dans une chambre. Il en chasse les animaux, détruit ses souvenirs avant de révéler aux derniers plans son visage et son œil exorbité. Qu’en penser ? Les lectrices des magazines féminins diront que c’est dur de s’accepter, les thésards en philo y retrouveront une thèse de Berkeley sur la perception qui fonde l’être. On peut aussi tout simplement en apprécier l’humour beckettien, rare et forcément précieux.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : (1)Indice 2 (1 point) :
Question 17 : Quel film ?
Réponse : Punishment park, Peter Watkins, 1971.
Proposé par Mister Zob
Ah ben ça, ça fait pas rire les moineaux ! Si vous aimez le cinoche engagé, sans artifice et qui fait cogiter un minimum, cet immense film de Peter Watkins est pour vous.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 18 : Quel film ?
Réponse : Pique-nique à Hanging Rock (Picnic at Hanging Rock), Peter Weir, 1975.
Proposé par Xtof
Encore de la blondeur, de l’adolescence, on n’en sort décidément pas !!! Dans le genre vénéneux, « Pique-nique à Hanging Rock » se pose un peu en monolithe sur fond de ciel préhistorique. Excursionnant dans le bush (pas celui du gros double M), de diaphanes créatures préraphaélites – traduction : des collégiennes non-encore baisées – s’évaporent en escaladant une roche volcanique grosse comme le Pentagone. L’enquête n’est pas close mais on soupçonne très fort le DÉSIR de les avoir dissoutes du fond de leur…(je vous laisse compléter, vous avez l’habitude). Comme je suis obsessionnel, j’ai choisi en indice 2 une scène très powellienne : l’affrontement de la rescapée (en rouge) et des petites oies pas encore gavées (quelle élégance, décidément !). Comme je suis trèèèèès fatigué, je dirai du mal en deux mots du remake caché de « PNHR », le transparent « Virgin suicides » de la petite Coppola tête-à-claques avec la hideuse Kirsten Dunst (je prends les paris : dans 20 ans, cette actrice ressemblera à une truie).
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 19 : Quel film ?
Réponse : Fascination, Jean Rollin, 1979.
Proposé par Fred Loukass
Tout le monde l'attendait ! Tout le monde le demandait ! Le voici : le navet de la semaine ! Et pis c'est du bon navet ça, Monsieur ! Un Rollin avec Brigitte Lahaie, ça se savoure, ça se déguste ! Zob arriverait à le défendre, sous prétexte que les "vampires" sont lesbiennes et qu'elles ont de gros seins mais ce ne sont pas à mon avis des arguments valables ! Quelques jolis plans par ci, par là pourraient tromper le spectateur mais non, rien n'y fait, c'est vraiment trop ridicule et bien raté, comme d'habitude avec Jean Rollin !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 20 : Quel film ?
Réponse : The old dark house, James Whale, 1932.
Proposé par Mister Zob
Cette perle est en quelque sort l’ancêtre des films de maison hantée. Tout y est déjà : la maison (sans déconner !!!), la nuit orageuse, les protagonistes d’origines différentes venus se réfugier dans l’inquiétante bâtisse, les "autochtones" pas rassurants, le mystérieux occupant de l’étage, etc. Et tout est déjà parfait ! La mise en scène et les jeux de lumière de Whale génèrent une ambiance bien pesante et angoissante, les acteurs sont impeccables (on pouvait reconnaître Karloff sur l'indice 1 ainsi que Melvyn Douglas et Charles Laughton sur l'indice 2) et, cerise sur la gâteau, les dialogues sont jubilatoires. Un vrai régal !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :


Notes et indications
  1. [Question 16, indice 1] Cette image n'est pas extraite du film recherché.


Scores
1La Ligue des Gentlemen au clair de lune45
2Buñuel se escribe con Ñ42
3Les Valseuses40
4Pétunia la reine du cinéma et ses lapins nains39
5Les Idiots fondue ski38
5Sissi & the Atomic Asian Rollmops38
7Gray Men37
8Mi nombre es Legión29
9Hache et Fer25
10meaT CAB21
11ÉLiasz_18
11Ga Bu Zo Meu18
13Akatowek17
13Loose Team17
15Carlito Brigante9
15Filipe9
17Domicile Conjugal6
18Rox et Rookies4
19Cyrmucha3
20Vincent Lefèvre1
21Clifford0

Pour voir le détail des scores, cliquez ici.
Le jeu ciné FRCD - 20e édition
aide