Le jeu ciné FRCD - 20e édition
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Règlement
F.A.Q.
So longue, ma liane

La semaine est maintenant close, place aux réponses et au classement...
Question 1 : Quel film ?
Réponse : Basic instinct, Paul Verhoeven, 1992.
Proposé par Fred Loukass
Et de 3 (Verhoeven) ! Nullissime pour certains, éblouissant pour d'autres, le film a marqué son époque et a permis à Sharon Stone de rencontrer le (son seul ?) succès ! 12 ans après, ça a un peu vieilli mais la nervosité de le mise en scène épate toujours ! Et c'est le seul film où on entraperçoit Michael Douglas en érection ... (Comment ça on s'en fout?)
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 2 : Quel film ?
Réponse : Les honneurs de la guerre, Jean Dewever, 1960.
Proposé par Xtof
À l’heure de la Libération toute proche, un petit village hésite entre une participation tardive ou la sage attente des libérateurs. Écornant le mythe gaullien d’une France levée très tôt contre l’Occupant, « Les honneurs de la guerre » fit grincer bien des dents et la carrière de Dewever ne s’en remit jamais. C’est d’autant plus dommage que ce film témoignait de qualités marquantes et contradictoires, un sens du cadre précis comme du Bresson et une direction d’acteurs beaucoup plus renoirienne avec une belle scène de partie de campagne déroulée dans la longueur comme un contrepoint idéal à l’horreur des combats. Peu diffusé et à guetter.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 3 : Quel film ?
Réponse : Cremaster 3, Matthew Barney, 2002.
Proposé par Xtof
Du grand-œuvre de Matthew Barney, « Cremaster », pentalogie dédiée au muscle suspenseur du testicule, on dira en premier lieu que c'est de l’art contemporain, mais aussi – et en second – du cinéma, de par le choix du médium, la diffusion et les références multiples déployées pour et par la chose. « Cremaster 3 » – le morceau de choix – est le plus touffu des cinq et le plus "sous influence" : de Kubrick (le prologue antédiluvien façon 2001, un bar très Shining-esque) à Cronenberg (un dézingage de Chrysler d’une violence rare sans parler du goût des corps mutants qui culmine dans une séance chez le dentiste très très spéciale), en passant – évidemment – par Lynch avec l’épisode trash du serial-killer à la station-service et – moins évidemment – les frères Coen période « Miller’s Crossing ». Rien de follement original dans les goûts du sieur Barney si ce n’est que l’univers de cet ancien footballeur américain est suffisamment perturbé pour que l’on s’y arrête. On pourra regretter bien des options : le hiératisme, la longueur inusitée, le symbolisme impénétrable, la construction en plateaux qui aboutit sur le pénible tunnel du "battle of the bands" en plein Guggenheim, mais au final, « Cremaster » laisse une telle quantité d’images fortes que l’on est presque prêt à s’enfiler un second tour de manège.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 4 : Quel film ?
Réponse : Le convoi de la peur (Sorcerer), William Friedkin, 1977.
Proposé par Mister Zob
Encore une question-piège puisque le film n’était pas (seulement) en langue française... Quant à l’extrait sonore de l’indice 1, il n’était pas si vache que ça puisque je vous avais déjà proposé du Tangerine Dream (au son si aisément reconnaissable) avec « Le solitaire » de Michael Mann. J’adore ce remake du « Salaire de la peur ». Je l’aime même presque plus que l’original ! Les deux films sont en réalité foncièrement différents, « Sorcerer » étant plus viscéral que le Clouzot et offrant quelques séquences d’anthologie purement hallucinantes. Quel malade, ce Friedkin !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 5 : Quel film ?
Réponse : Le cirque des vampires (Vampire circus), Robert Young, 1972.
Proposé par Fred Loukass
Les DVD sortis chez Mad Movies ne sont pas tous fameux mais lorsqu'on nous propose une petite merveille comme celui-là, ce serait dommage de bouder son plaisir ! Ce film de vampires, où l'on retrouve notamment celui qui sera Darth Vader cinq ans plus tard (Dave Prowse, indice 2), présente une galerie de personnages inquiétants et propose quelques scènes bien sadiques comme on les aime ! :-)
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 6 : Quel film ?
Réponse : Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi), Lucio Fulci, 1980.
Proposé par Mister Zob
N’en déplaise à certains, je considère « Frayeurs » comme un des tous meilleurs Fulci. Je le préfère même à « L’au-delà » et « L’enfer des zombies » ! Et c’est sans doute parce que « Frayeurs » n’a pas grand chose à voir avec ces deux films. Faux film de zombies, « Frayeurs » est en réalité une sorte de cauchemar macabre (et gore, bien entendu) particulièrement flippant. Le récit décousu, la superbe et envoûtante partition de Frizzi, les images de Sergio Salvati et la mise en scène du maestro se marient merveilleusement pour générer une atmosphère fabuleusement étrange, lourde, glauque et sinistre. Un grand film d’horreur.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 7 : Quel film ?
Réponse : Garde à vue, Claude Miller, 1981.
Proposé par Fred Loukass
Un classique du cinéma français ! Un rien théâtral (Michel Serrault est éblouissant de cabotinage) mais 20 ans après ça fonctionne toujours ! Et même si à l'époque Elsa ne chantait pas encore "T'en va pas, si tu l'aimes, t'en va pas, Papa si tu l'aimes dis lui, qu'elle est la femme de ta vie iiii... ii..." elle se la pétait déjà ! :-)
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 8 : Quel film ?
Réponse : L'enterré vivant (The premature burial), Roger Corman, 1962.
Proposé par Fred Loukass
Avec un budget dérisoire, Roger Corman pouvait faire des merveilles ! C'est le cas avec cette adaptation magnifique d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe où Ray Milland joue les angoissés avec talent ! Des décors inquiétants, une image et une couleur magnifiques, des scènes chocs mémorables et un finale grandiose et inattendu. C'est du tout bon !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 9 : Quel film ?
Réponse : L'heure du loup (Vargtimmen), Ingmar Bergman, 1968.
Proposé par Xtof
Cela devait arriver ; nous proposons un Bergman - cinéaste par ailleurs fort inégal - c’est moi qui m’y colle mais le temps faisant son œuvre, j’ai presque tout oublié de ce film magnifique vu aux abords de ma majorité. Comme Zob est un être quasi-parfait au goût sans tache, il s’est chargé des captures. Que reste-t-il de « L’heure du loup » ? L’invraisemblable beauté de Liv Ullmann lisant (indice 2) ou étendant du linge, les tourments de l’artiste matérialisés en hallucinations plutôt surprenantes et ce carton avec le titre du film qui surgit comme un fantôme à mi-projection. L’un des plus beaux Bergman juste après l’indépassable « Persona ».
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 10 : Quel film ?
Réponse : Histoire d'un amour (Back street), John M. Stahl, 1932.
Proposé par Xtof
Plus connu pour son affriolant « Péché mortel » avec Gene Tierney en garce bloquée sur son Œdipe (ou Electre pour les psychothérapeutes qui nous lisent), John Stahl s’est surtout illustré dans le mélodrame – genre dangereux – qu’il a toujours manié avec une relative discrétion. Trois de ses films ont occasionné des remakes par Douglas Sirk dont un « Imitation of life » infiniment inférieur à la version Turner-Gavin et un très beau « Secret magnifique », pourtant imbitable chez Sirk. « Back street » fait partie des grandes réussites de son auteur. Ce drame du renoncement bénéficie d’une interprétation parfaite du couple principal - avec pour une fois dans le cinéma américain des années 30, un jeune premier – John Boles – qui ne donne pas l’impression d’avoir été conservé dans le formol depuis sa trentième année. On appréciera l’intense finesse de Stahl qui ne prend jamais le spectateur en otage et lui laisse in fine le choix de trouver son histoire soit exemplaire d’amour vrai, soit épouvantablement destructrice.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 11 : Quel film ?
Réponse : Les démons, Jess Franco, 1972.
Proposé par Mister Zob
Enfin un Jess Franco, on a failli attendre ! Forcément, vu la taille de la filmographie du bonhomme, le choix a été difficile ! :-) J’ai donc retenu cette œuvre croustillante, à la fois film de sorcières et de nunsploitation, qui nous offre d’inévitables et réjouissantes scènes saphiques et autres séquences de torture. Au casting, on retrouve notamment l’incontournable Howard Vernon (indice 2) qui avait déjà les honneurs du jeu la semaine dernière, grâce à un nanar-culte du Grand Fred Loukass ! Au passage, la musique de ces « Démons » est vraiment excellente.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 12 : Quel film ?
Réponse : Police, Maurice Pialat, 1985.
Proposé par Mister Zob
Une leçon de cinéma. Œuvre complexe et parfaitement maîtrisée, « Police » éblouit par sa mise en scène sobre et intelligente qui tend vers l’épure pour atteindre, lors d’un plan final inoubliable, une bouleversante beauté. Pas de vrai polar chez Pialat, seulement un drame de l’amour fabuleux où ses magnifiques personnages, tous plus criants de vérité les uns que les autres, sont écartelés par leurs désirs, leurs peurs, leurs faiblesses, leurs obligations, leur passé...
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 13 : Quel film ?
Réponse : Chiens enragés (Cani arriabbati), Mario Bava, 1974.
Proposé par Fred Loukass
Le film qu'on n'attendait plus ! Le film que tout fan de Bava fantasmait en attendant l'heure du miracle... qui est finalement arrivé presque 20 ans après sa réalisation. Violent, oppressant, le film laisse un sacré sentiment de malaise ! Et la chute finale est mémorable !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :
Question 14 : Quel film ?
Réponse : Rosebud, Otto Preminger, 1975.
Proposé par Xtof
Considéré comme le nadir absolu de la filmographie de Preminger, « Rosebud » est pourtant sacrément réjouissant si on s’abstient de voir en lui le fils légitime d’« Exodus ». Divertissement de politique-fiction saupoudré de james-bonderie mineure, « Rosebud » ménage des moments inénarrables : George Beller gauchiste tabassé par de vils gendarmes se livrant à la rhétorique fleurie de l’époque, Peter O’Toole en espion ès cas désespérés qui essaie de raisonner dans une grotte tout-confort très ben-ladienne un transfuge islamiste d’origine anglaise (bonjour « Lawrence d’Arabie »), les crises de désespoir de Kim Cattrall et Isabelle Huppert, dindes potelées (surtout la première) kidnappées par des terroristes palestiniens. Et que dire de la scène semi-chaude où Huppert se jette au cou de O’Toole qui se refuse à elle avec le sérieux amusé de l’espion british en service ? Très amusant bien que de manière sûrement involontaire.
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : (1)Indice 2 (1 point) :
Question 15 : Quel film ?
Réponse : Le vagabond de Tokyo (Tôkyô nagaremono), Seijun Suzuki, 1966.
Proposé par Mister Zob
J’admets que c’était pas facile facile... Mais l’indice 2 se terminait quand même par le titre du film ! :-) (le compositeur réutilisera d’ailleurs ce morceau, deux années plus tard, en version "sifflée", pour « Blackmail is my life » de Kinji Fukasaku). « Le vagabond de Tokyo » est un petit bijou "pop" qui vaut surtout pour ses audaces formelles. Suzuki ose les trucs les plus fous et ça peut en dérouter, voire agacer, certains. En tout cas, une œuvre hors normes, qui mérite franchement le détour !
Question (3 points) : Indice 1 (2 points) : Indice 2 (1 point) :


Notes et indications
  1. [Question 14, indice 1] Cette image n'est pas extraite du film cherché.


Scores
1La Ligue des Gentlemen au clair de lune34
2Les Valseuses26
3Les Idiots fondue ski23
4Buñuel se escribe con Ñ22
5Ga Bu Zo Meu11
6meaT CAB10
6Mi nombre es Legión10
8Akatowek9
9ÉLiasz_7
9Loose Team7
11Pétunia la reine du cinéma et ses lapins nains5
12Carlito Brigante4
13Filipe3
14Hache et Fer2
15Vincent Lefèvre1
16Rox et Rookies0

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